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S'engager ici, pour longtemps

Article originalement paru dans le dossier spécial « Jefo dans la communauté » de l’édition du 26 mars 2026 de Le Courrier de Saint-Hyacinthe.

Dans un contexte où plusieurs entreprises choisissent de s’implanter ailleurs, le Groupe Jefo fait le pari inverse : investir et se développer ici, à Saint-Hyacinthe. Pour mieux comprendre cette vision, nous avons rencontré Jean-François Fontaine, vice-président du Groupe Jefo, qui nous parle de son parcours, de son rôle aujourd’hui et de sa vision au niveau de l’implication des entreprises dans la communauté.

 

Depuis plus de 40 ans, Jefo est solidement ancrée dans le paysage maskoutain. Fondée par votre père, Jean Fontaine, l’entreprise a grandi ici avant de s’imposer sur la scène internationale.

En repensant à votre enfance au cœur de cette aventure entrepreneuriale, qu’est-ce qui vous a le plus marqué et qui vous influence encore aujourd’hui ?

Jean-François Fontaine — 

J’ai grandi ici, à Saint-Hyacinthe, dans un milieu où le travail faisait partie de la vie de tous les jours, mais surtout où on se sentait utile aux autres. Jefo grandissait, et nous autres aussi !

Très jeune, j’ai commencé à aider mon père dans pleins d’affaires. Les samedis, je me revois encore sur un vieux tracteur Columbia à tondre le gazon sur notre terrain pour que, le dimanche, les voitures de l’encan puissent s’y stationner.

À l’époque, c’était juste normal. Quand le monde autour avait besoin d’un coup de main, on le donnait. Avec le recul, je réalise que ça m’a appris quelque chose d’important : il faut faire sa part dans la société. C’est une valeur qui m’est restée.

 

À quel moment avez-vous senti naître votre intérêt pour le développement et l’entrepreneuriat?

Jean-François Fontaine —

Assez tôt. J’ai toujours eu cette fibre entrepreneuriale. Enfant, j’aimais construire. Mon jeu préféré, c’était SimCity – vous dire le nombre d’heures que j’ai passé là-dessus ! (rires) J’aimais comprendre comment une ville évolue : ce qu’on choisit de préserver, ce qu’on développe, et surtout comment tout peut fonctionner ensemble sur le long terme.

Avec le temps, cette façon de penser m’a suivi. J’ai compris que bâtir, ce n’est pas repartir à zéro, mais s’appuyer sur ce qui existe déjà, le respecter et trouver des façons de l’améliorer sans le dénaturer. C’est exactement dans cet esprit que Jefo s’est développée.

Si l’entreprise est restée ici depuis sa création, ce n’est pas un hasard. C’est important pour moi de préserver ce que mon père a bâti, ici, avec patience et conviction. Il a consacré des années de sa vie à construire quelque chose de solide ! Protéger ce legs, dans la ville où je suis né, où mes enfants sont nés et grandissent à leur tour, c’est une responsabilité que je prends très au sérieux.

 

Vous avez aussi pris position sur certains enjeux locaux, notamment le logement. Pourquoi est-ce si important pour vous ?

Jean-François Fontaine — 

Parce que se loger dignement devrait être un droit essentiel ! Ça fait plus de dix ans que je souhaite bâtir des logements de qualité, à prix raisonnable, à Saint-Hyacinthe. Jefo rayonne à l’international, oui, mais notre ancrage est local. On investit ici, on crée des centaines d’emplois ici, et on veut que ça profite à la communauté.

Notre plus grande matière première, ce sont les gens. Offrir des emplois de qualité et permettre à nos employés de vivre près de leur travail, c’est fondamental. C’est ce qui motive principalement plusieurs de nos projets en immobilier : aujourd’hui, environ 70 % des logements que nous développons sont occupés par nos propres employés. Bâtir des murs, c’est une chose. Bâtir un milieu où les gens ont envie de rester, c’est ça le vrai projet.

 

Votre vision du développement va au-delà du logement. Comment abordez-vous le développement économique et urbain ici ?

Jean-François Fontaine — 

C’est la même logique que pour le logement : si on veut créer des espaces où les gens ont envie de rester, il faut penser au développement dans son ensemble.

Le cadre est très clair au Québec. La loi prévoit qu’un promoteur doit céder jusqu’à 10 % de son terrain ou de sa valeur à la Ville pour des parcs ou des espaces récréatifs. Une fois cédé, le terrain appartient à la Ville : c’est elle qui décide et qui gère. De notre côté, on travaille avec elle pour comprendre ses besoins et voir comment nos terrains peuvent contribuer à la société.

Quand on développe, on le fait avec logique. Tous nos projets structurants sont à Saint-Hyacinthe, et autant que possible, on fait travailler des entreprises locales. C’est aussi dans cet esprit-là que je m’implique avec Saint-Hyacinthe Technopole et dans la zone d’innovation pour renforcer l’écosystème local et favoriser le développement de nos milieux.

Oui, on développe pour créer des logements. Mais ça vient aussi avec des infrastructures et des espaces publics qui rendent ces quartiers attractifs. L’idée, ce n’est pas d’empiler du béton, c’est de bâtir des endroits où le monde a envie de vivre.

 

Pour conclure, quand on regarde tout ce parcours, qu’est-ce qui guide vos décisions aujourd’hui et pour la suite ?

Jean-François Fontaine — 

Au fond, c’est assez simple. Je prends des décisions que je suis à l’aise d’expliquer autour d’une table. Posez-moi la question, je vais y répondre.

Jefo évolue dans l’agroalimentaire, qui est une industrie essentielle. Nourrir les gens, soutenir les producteurs, préparer la relève, ça vient avec une responsabilité humaine. C’est pour ça qu’on s’implique dans la Fondation Jefo, qu’on investit en éducation, qu’on soutient des lieux comme la bibliothèque : parce qu’une industrie forte a besoin d’un milieu fort autour.

Je crois beaucoup au long terme. Faire les choses correctement, même si c’est moins rapide, c’est important. Saint-Hyacinthe nous a permis de grandir, autant comme entreprise que comme famille. La suite, pour moi, c’est simplement de continuer dans cette logique-là : soutenir l’agriculture, soutenir les gens, et bâtir quelque chose de solide, ici, avec le monde d’ici.

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