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Stress thermique : de meilleures performances, un bien‑être animal amélioré, un été plus facile

Adapter l’alimentation aux besoins spécifiques de votre troupeau génère des bénéfices mesurables.

L’efficience de la vache laitière repose sur sa capacité à convertir des aliments peu digestibles en énergie. Cela nécessite des microbes du rumen en croissance et performants, qui dépendent d’une ingestion élevée d’une ration bien équilibrée. La fermentation de ces aliments dans le rumen génère une importante production de chaleur. Cette charge thermique peut entraîner une augmentation de la température ruminale. La quantité de chaleur produite dépend du type d’aliment et de la vitesse de fermentation. Par exemple, des glucides à fermentation rapide peuvent faire augmenter la température du rumen au‑delà de 40 °C en seulement quelques heures après l’ingestion. Ce pic de température ruminale peut exposer la vache à un risque d’acidose ruminale subaiguë (SARA). (Al‑Zahal et al., 2008)

Pendant les périodes de stress thermique, la santé du rumen est mise à rude épreuve.

L’indice température‑humidité (THI - figure 1) est utilisé pour évaluer l’intensité du stress thermique chez les vaches. Lorsque le THI est élevé, les animaux peinent à dissiper efficacement la chaleur. L’augmentation de la température corporelle centrale réduit l’ingestion alimentaire, ce qui se traduit par une baisse des composants du lait et une détérioration des performances reproductives. La première étape consiste à gérer le troupeau et les installations afin de limiter l’impact négatif d’un THI modéré à élevé.

Vos ventilateurs sont‑ils propres et bien entretenus ? L’accumulation de poussière et l’usure des courroies peuvent réduire leur capacité de ventilation jusqu’à 30 %. La disposition des ventilateurs et l’efficacité des systèmes d’aspersion ou de brumisation sont‑elles optimales ? L’accès à l’eau et les débits disponibles sont essentiels en été, car la consommation d’eau peut augmenter de 80 à 90 %. Le comportement des vaches évolue également en situation de stress thermique : passer plus de temps debout pour dissiper la chaleur exerce une pression supplémentaire sur la santé des onglons. Il est donc indispensable de garantir des aplombs sains et bien équilibrés. La conduite alimentaire et les stratégies nutritionnelles doivent aussi être adaptées : veillez à ce que la ration ne chauffe pas et qu’elle soit formulée en tenant compte d’une ingestion réduite. Envisagez plusieurs distributions d’aliment par jour.

Toutes les phases de production peuvent bénéficier de stratégies nutritionnelles et de conduite visant à limiter le stress thermique. Des études récentes montrent clairement qu’une augmentation de la production est possible lorsque les vaches taries sont conduites et alimentées de manière à réduire l’impact d’un THI élevé. Les éleveurs proactifs ont déjà observé les effets négatifs d’un THI élevé, non seulement sur les composants du lait, mais aussi sur l’ingestion de matière sèche, à un moment clé qui conditionne les performances futures du troupeau : la période post-vêlage.  Investir dans la nutrition et la gestion en amont des périodes de stress thermique prévues offre un retour sur investissement élevé.

Nouvelles stratégies nutritionnelles

Les vitamines B essentielles (les « vitamines du stress ») améliorent la production, la santé des vaches et les performances reproductives en période de stress thermique. Les microbes du rumen produisent des vitamines B afin de couvrir une partie des besoins de la vache. Des recherches canadiennes ont montré que la quantité de vitamines B produites dans le rumen dépend de plusieurs facteurs, l’ingestion alimentaire étant l’un des principaux déterminants. Comme vous avez pu l’observer dans vos élevages, l’ingestion diminue lors des périodes de stress, en particulier lors du stress thermique. Une ingestion réduite entraîne une production plus faible de vitamines B.

Pour répondre aux besoins élevés en vitamines B lorsque l’ingestion est limitée, il est recommandé de supplémenter le troupeau avec des vitamines B rumino‑protégées. Il est essentiel d’utiliser des formes protégées afin d’éviter leur dégradation dans le rumen et de garantir leur absorption par la vache au niveau de l’intestin.

Des recherches récentes ont confirmé une amélioration des composants du lait lorsque des vitamines B rumino‑protégées sont distribuées à des vaches laitières soumises au stress thermique. Des vaches exposées à un stress thermique (THI = 83) et supplémentées avec un mélange exclusif de vitamines B protégées pour vaches en lactation ont produit 3,8 kg de lait corrigé (ECM) supplémentaires, ajustés à 150 jours de lactation. Cette réponse marquée a été reproduite dans d’autres essais menés en Ontario, en Californie et au Mexique.

La supplémentation du troupeau en vitamines B rumino‑protégées, notamment lors des périodes de stress (en particulier le stress thermique), de baisse d’ingestion ou de changement de ration, a démontré des effets positifs sur les composants du lait, la santé et les performances reproductives.

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